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Malheureusement ce film n'est diffusé que dans quelques salles, vous pouvez retrouver la liste ici.
Elle s'appelait Sarah

Sortent aussi deux romans déjà évoqués sur ce blog:
Journal d'hirondelle d'Amélie Nothomb (Le Livre de Poche)
&
La mariée mise à nu de Nikki Gemmell (Le Livre de Poche)
*Littérature francophone*
La maison du retour de Jean-Paul Kaufmann (Folio), Cathulu, Incoldblog, Laure ont aimé
Le ciel des chevaux de
Dominique Mainard (Folio)
La chambre
de la Stella de
Jean-Baptiste Harang (Le Livre de Poche, Prix Livre Inter 2006)
Le corps de Liane de
Cypora Petitjean-Cerf (Livre de Poche), lu par Clarabel, Cathulu,
Laure
Les absentes de Vincent Engel (Le Livre de
Poche)
Les arcanes du chaos de
Maxime Chattam (Pocket), lu par Coeurdechene, Valériane & Elfe
Comme un
père de Laurence Tardieu
(Points seuil)
L'oeil de
Caine de Patrick Bauwen
(le livre de poche), lu par Laure
Les dames de nage de
Bernard Giraudeau (Points) - Bernard, Dda, Essel ont aimé
Les
falsificateurs d'Antoine
Bello (Folio), Lu par cgat
Mon cœur à l'étroit de Marie N'Diaye (Folio)
Sa petite
chérie de Colombe
Schneck (Points)
Le parfum d'Adam de
J.-C. Rufin (Folio), Florinette a adoré, Gambadou a abandonné
Unica de Elise Fontenaille (Le Livre
de Poche), Lu par cgat
Camping Atlantic d'Ariel Kenig (j'ai lu)
La
disparition de Richard Taylor d'Arnaud Cathrine (Folio), Lu par Florinette, Clarabel & Laure
*Littérature étrangère*
Indecision de Benjamin
Kunkel (10/18), lu par Sylvie, pas convaincue
Babyji de Abha Dawesar (10/18), recommandé
par Hervé, Tatiana, Amy est moins
enthousiaste.
L'histoire de
Chicago May de Nuala
O'Faolain (10/18), Lilly & Cuné ont aimé
L'erreur est
humaine de Woody Allen
(J'ai Lu), lu par Virginie
& Bernard
La
souffrance des autres de
Val McDermid (j'ai lu)
La
séparation de
Christopher Priest (Folio Science fiction), un coup de coeur de Clochette
Jours de
juin de Julia Glass
(Points), Clarabel a aimé, Laure
est plus mitigée
Lipstick jungle de
Candace Bushnell (Le Livre de Poche)
Love de Toni Morrison
(10/18)

Freud est invité en 1909 à donner une série de conférences aux Etats-Unis, et à son arrivée à New-York, il est accueilli par Younger, un psychanalyste
issu de la grande bourgeoisie américaine. Au même moment une jeune new-yorkaise est assassinée dans une luxueuse résidence, puis une autre jeune fille est sauvagement agressée. Alors que
l'inspecteur Littlemore et le médecin légiste Hugel s'associent pour trouver des indices, Younger, avec l'aide de Freud, entame une psychanalyse avec la deuxième victime afin de l'aider à
recouvrer la mémoire.Si Freud a finalement un rôle mineur dans l'enquête elle-même, contrairement à ce que laisse entendre la 4ème de couverture, la psychanalyse n'a pourtant ici rien d'un gadget: La façon dont les théories de Freud étaient perçues en ce début de siècle, entre méfiance, désapprobation et fascination, les tentatives diverses visant à déstabiliser le psychanalyste viennois, la rupture avec son héritier désigné Carl Jung, le complexe d'Oedipe, l'interprétation du monologue d'Hamlet (Etre ou ne pas être)... Des digressions accessibles, même lorsqu'on n'y connait pas grand chose dans ce domaine, et pas inintéressantes mais qui alourdissent le propos au détriment de l'intrigue. J'avais envie de connaître le fin mot de l'histoire mais j'avoue que j'ai eu un peu de mal à aller au bout de ma lecture. L'interprétation des meurtres est un roman ambitieux, qui mélange faits réels et imaginaires, et qui a sans doute nécessité un travail de recherche titanesque, non seulement sur la psychanalyse mais aussi sur le New-York du début du XXe. Mais à vouloir trop en mettre, l'auteur s'est à mon avis laissé un peu manger par son histoire... Un premier roman avec quelques failles donc, mais un auteur à suivre!
2007, Editions du Panama, 473 pages, 22€ (Traduction Carine Chichereau, Titre original: The Interpretation of
Murder)
Lu aussi par Chaperlipopette, Michel, Pascal & Laure
"Tout le monde vous a toujours considérée comme une candidate parfaite au rôle d'épouse; vous êtes accommodante, sociable, vous endurez, avec un enthousiasme feint, les dîners avec la belle-famille, les films d'action, les pots avec des clients. Si seulement ils étaient au courant de l'impatience qu'il y a en vous, des petits coups qui vous tiraillent aux épaules, au bas de la jupe". Une jeune mariée découvre lors de son voyage de noces que son mari la trompe avec sa meilleure amie, ce qui l'oblige à s'interroger sur son couple et leur comédie du bonheur, sur sa sexualité et ses propres frustrations. Armée d'un petit traité licencieux du 17ème siècle, elle part alors à l'assaut de ses désirs et de ses fantasmes. Si elle continue d'avancer masquée dans sa vie quotidienne, dans le rôle de l'épouse modèle, elle se livre en revanche sans fard dans son journal intime, y raconte ses expériences de plus en plus osées...
Publiée d'abord anonymement avant qu'une journaliste ne débusque son auteur, La mariée mise à nu est le récit sans tabou d'une femme qui à 36 ans découvre toutes les palettes de sa
sexualité, ce qui lui donne des faux airs de texte érotique. Certaines scènes sont effectivement assez crues mais la sensibilité de l'héroïne, ses doutes et sa solitude qui la rendent très
attachante, une certaine pudeur dans la forme (avec l'utilisation étonnante du "vous" à la place du "je") évitent au propos de tomber dans le graveleux. Et la sexualité n'est finalement ici que
le déclencheur d'une démarche plus vaste vers l'émancipation et l'épanouissement. A partir du rapport aux hommes, à la séduction et à la sexualité, l'auteur explore bien d'autres sujets,
les carcans sociaux et moraux, l'amitié, la trahison, la culpabilité et le mensonge, la maternité et le rapport qu'une femme entretient avec sa propre mère... La mariée mise à nu est
une confession sensuelle et émouvante qui dessine au fil des pages le portrait complexe d'une femme à la fois unique et universelle.
D'autres avis chez Cuné, Laure, Yvon, Camille, Tamara, Liza, Stephanie, Lorraine, Joëlle, Fashion, La liseuse, Lily et Thom!
Au début des années 20, au cœur du bush australien, Mathilda, 13 ans, vient de perdre sa mère. Restée seule avec son père alcoolique, c'est donc à elle qu'incombe rapidement la charge de l'immense domaine familial et de ses milliers de moutons. Malgré son jeune âge, elle va devoir s'imposer dans un milieu d'hommes, affronter les éléments naturels qui menacent l'équilibre du domaine et se protéger de la convoitise de ses voisins... 50 ans plus tard, à Sydney, Jenny vient de perdre son fils et son mari dans un accident, et apprend avec stupéfaction que ce dernier avait prévu de lui offrir un vaste domaine situé dans l'outback australien. Ne sachant que faire de cet encombrant cadeau posthume, elle se rend sur place et découvre les journaux intimes de l'ancienne propriétaire.
Le roman alterne les passages consacrés à Mathilda et ceux consacrés à Jenny, ce qui donne un résultat assez inégal : Combative, fière et solitaire, Mathilda est un personnage qui a du chien, et c'est dans les pages qui relatent son destin tragique que le décor prend toute sa dimension. Ces étendues quasi-désertiques et arides, où il est possible de ne pas voir une goutte de pluie pendant plusieurs années, ce milieu hostile où les hommes se révèlent souvent encore plus cruels que la nature sont les vrais atouts de ce roman. Le récit perd en revanche beaucoup de son charme quand il s'intéresse au personnage insipide de Jenny. On patauge dans l'eau-de-rose, et l'histoire d'amour entre la jeune veuve et Brett Wilson, le directeur du domaine, donne lieu à quelques passages d'une mièvrerie consternante. Je suis donc assez partagée, mais au fond j'ai passé plutôt un bon moment en lisant ce roman, notamment parce que l'auteur ne lésine pas sur les rebondissements. C'est finalement une saga plutôt sympathique, facile à lire, si vous cherchez une petite chose légère pour vos prochaines vacances, pourquoi pas ?
Ce roman est paru une première fois aux éditions France Loisirs sous le titre L'héritière de Chirunga.



