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Rédactrice basée à Rennes, je suis à la recherche de piges (presse écrite ou Internet) ou d'un poste fixe en rédaction. Pour obtenir mon CV ainsi que des exemples d'articles déjà publiés, n'hésitez pas à me contacter!
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Vous pouvez retrouver la liste de tous les livres présentés ICI
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Mercredi 7 mai 2008



J'offre deux invitations pour le film Whatever Lola wants (valables tous les jours dans la salle de votre choix). Il suffit de m'envoyer un mail en indiquant vos coordonnées postales à sorennes@yahoo.fr (Precisez moi aussi si vous souhaitez recevoir 1 ou 2 places). Premier arrivé, premier servi!

Malheureusement ce film n'est diffusé que dans quelques salles, vous pouvez retrouver la liste
ici.






Lundi 5 mai 2008
A noter tout d'abord la sortie en poche du dernier roman de Tatiana de Rosnay,
Elle s'appelait Sarah
  (Le Livre de Poche)




Sortent aussi deux romans déjà évoqués sur ce blog:

Journal d'hirondelle d'Amélie Nothomb (Le Livre de Poche)
&
La mariée mise à nu
de Nikki Gemmell (Le Livre de Poche)

 


*Littérature francophone*


La maison du retour de Jean-Paul  Kaufmann (Folio), Cathulu, Incoldblog, Laure ont aimé

Le ciel des chevaux de Dominique  Mainard (Folio)

La chambre de la Stella de Jean-Baptiste Harang (Le Livre de Poche, Prix Livre Inter 2006)

Le corps de Liane de Cypora Petitjean-Cerf (Livre de Poche), lu par Clarabel, Cathulu, Laure

Les absentes de Vincent  Engel (Le Livre de Poche)

Les arcanes du chaos de Maxime Chattam (Pocket), lu par Coeurdechene, Valériane & Elfe

Comme un père de Laurence Tardieu (Points seuil)

L'oeil de Caine de Patrick Bauwen (le livre de poche), lu par Laure

Les dames de nage de Bernard Giraudeau (Points) - Bernard, Dda, Essel ont aimé

Les falsificateurs d'Antoine Bello (Folio), Lu par cgat

Mon cœur à l'étroit de Marie N'Diaye (Folio)

Sa petite chérie de Colombe Schneck (Points)

Le parfum d'Adam de J.-C. Rufin (Folio), Florinette a adoré, Gambadou a abandonné

Unica de Elise  Fontenaille (Le Livre de Poche), Lu par cgat

Camping Atlantic d'Ariel Kenig (j'ai lu)

La disparition de Richard Taylor d'Arnaud Cathrine (Folio), Lu par FlorinetteClarabel & Laure

 


*Littérature étrangère*


Indecision de Benjamin Kunkel (10/18), lu par Sylvie, pas convaincue

Babyji de Abha Dawesar (10/18), recommandé par Hervé, Tatiana, Amy est moins enthousiaste.

L'histoire de Chicago May de Nuala O'Faolain (10/18), Lilly & Cuné ont aimé

L'erreur est humaine de Woody Allen (J'ai Lu), lu par Virginie & Bernard

La souffrance des autres de Val McDermid (j'ai lu)

La séparation de Christopher Priest (Folio Science fiction), un coup de coeur de Clochette

Jours de juin de Julia Glass (Points), Clarabel a aimé, Laure est plus mitigée

Lipstick jungle de Candace Bushnell (Le Livre de Poche)

Love de Toni Morrison (10/18)


                                 

Vendredi 25 avril 2008


Freud est invité en 1909 à donner une série de conférences aux Etats-Unis, et à son arrivée à New-York, il est accueilli par Younger, un psychanalyste issu de la grande bourgeoisie américaine. Au même moment une jeune new-yorkaise est assassinée dans une luxueuse résidence, puis une autre jeune fille est sauvagement agressée. Alors que l'inspecteur Littlemore et le médecin légiste Hugel s'associent pour trouver des indices, Younger, avec l'aide de Freud, entame une psychanalyse avec la deuxième victime afin de l'aider à recouvrer la mémoire.

Si Freud a finalement un rôle mineur dans l'enquête elle-même, contrairement à ce que laisse entendre la 4ème de couverture, la psychanalyse n'a pourtant ici rien d'un gadget: La façon dont les théories de Freud étaient perçues en ce début de siècle, entre méfiance, désapprobation et fascination,  les tentatives diverses visant à déstabiliser le psychanalyste viennoisla rupture avec son héritier désigné Carl Jung, le complexe d'Oedipe, l'interprétation du monologue d'Hamlet (Etre ou ne pas être)...  Des digressions accessibles, même lorsqu'on n'y connait pas grand chose dans ce domaine,  et pas inintéressantes mais qui alourdissent le propos au détriment de l'intrigue. J'avais envie de connaître le fin mot de l'histoire mais j'avoue que j'ai eu un peu de mal à aller au bout de ma lecture. L'interprétation des meurtres est un roman ambitieux, qui mélange faits réels et imaginaires, et qui a sans doute nécessité un travail de recherche titanesque, non seulement sur la psychanalyse mais aussi sur le New-York du début du XXe. Mais à vouloir trop en mettre, l'auteur s'est à mon avis laissé un peu manger par son histoire... Un premier roman avec quelques failles donc, mais un auteur à suivre!


2007, Editions du Panama, 473 pages, 22€  (Traduction Carine Chichereau, Titre original: The Interpretation of Murder)


Lu aussi par Chaperlipopette, Michel, Pascal & Laure


Jeudi 17 avril 2008



Vous avez vu fleurir ces derniers jours sur la blogosphère bien des avis sur La mariée mise à nu: A l'occasion de sa sortie en poche le mois prochain, Le livre de poche a en effet proposé à quelques bloggeuses de donner leur avis sur ce roman, d'où cette avalanche de billets...

"Tout le monde vous a toujours considérée comme une candidate parfaite au rôle d'épouse; vous êtes accommodante, sociable, vous endurez, avec un enthousiasme feint, les dîners avec la belle-famille, les films d'action, les pots avec des clients. Si seulement ils étaient au courant de l'impatience qu'il y a en vous, des petits coups qui vous tiraillent aux épaules, au bas de la jupe". Une jeune mariée découvre lors de son voyage de noces que son mari la trompe avec sa meilleure amie, ce qui l'oblige à s'interroger sur son couple et leur comédie du bonheur, sur sa sexualité et ses propres frustrations. Armée d'un petit traité licencieux du 17ème siècle, elle part alors à l'assaut de ses désirs et de ses fantasmes. Si elle continue d'avancer masquée dans sa vie quotidienne, dans le rôle de l'épouse modèle, elle se livre en revanche sans fard dans son journal intime, y raconte ses expériences de plus en plus osées...


Publiée d'abord anonymement avant qu'une journaliste ne débusque son auteur, La mariée mise à nu est le récit sans tabou d'une femme qui à 36 ans découvre toutes les palettes de sa sexualité, ce qui lui donne des faux airs de texte érotique. Certaines scènes sont effectivement assez crues mais la sensibilité de l'héroïne, ses doutes et sa solitude qui la rendent très attachante, une certaine pudeur dans la forme (avec l'utilisation étonnante du "vous" à la place du "je") évitent au propos de tomber dans le graveleux. Et la sexualité n'est finalement ici que le déclencheur d'une démarche plus vaste vers l'émancipation et l'épanouissement. A partir du rapport aux hommes, à la séduction et à la sexualité,  l'auteur explore bien d'autres sujets, les carcans sociaux et moraux, l'amitié, la trahison, la culpabilité et le mensonge, la maternité et le rapport qu'une femme entretient avec sa propre mère... La mariée mise à nu est une confession sensuelle et émouvante qui dessine au fil des pages le portrait complexe d'une femme à la fois unique et universelle.


2007,  Au diable Vauvert, 356 pages, 22€ (Traduction Alfred Boudry, sortie chez Le livre de poche en mai)

D'autres avis chez CunéLaure, Yvon, Camille,
Tamara, Liza, Stephanie, Lorraine, Joëlle, Fashion, La liseuse, Lily et Thom!


Mardi 15 avril 2008
  


 

Au début des années 20, au cœur du bush australien, Mathilda, 13 ans, vient de perdre sa mère. Restée seule avec son père alcoolique, c'est donc à elle qu'incombe rapidement la charge de l'immense domaine familial et de ses milliers de moutons. Malgré son jeune âge, elle va devoir s'imposer dans un milieu d'hommes, affronter les éléments naturels qui menacent l'équilibre du domaine et se protéger de la convoitise de ses voisins... 50 ans plus tard, à Sydney, Jenny vient de perdre son fils et son mari dans un accident,  et apprend avec stupéfaction que ce dernier avait prévu de lui offrir un vaste domaine situé dans l'outback australien. Ne sachant que faire de cet encombrant cadeau posthume, elle se rend sur place et découvre les journaux intimes de l'ancienne propriétaire.


Le roman alterne les passages consacrés à Mathilda et ceux consacrés à Jenny, ce qui donne un résultat assez inégal : Combative, fière et solitaire, Mathilda est un personnage qui a du chien, et c'est dans les pages qui relatent son destin tragique que le décor prend toute sa dimension. Ces étendues quasi-désertiques et arides, où il est possible de ne pas voir une goutte de pluie pendant plusieurs années, ce milieu hostile où les hommes se révèlent souvent encore plus cruels que la nature sont les vrais atouts de ce roman.  Le récit perd en revanche beaucoup de son charme quand il s'intéresse au personnage insipide de Jenny. On patauge dans l'eau-de-rose, et l'histoire d'amour entre la jeune veuve et Brett Wilson, le directeur du domaine, donne lieu à quelques passages d'une mièvrerie consternante.  Je suis donc assez partagée, mais au fond j'ai passé plutôt un bon moment en lisant ce roman, notamment parce que l'auteur ne lésine pas sur les rebondissements. C'est finalement une saga plutôt sympathique, facile à lire, si vous cherchez une petite chose légère pour vos prochaines vacances, pourquoi pas ?


2005, Archipoche, 566 pages, 8,50€
Ce roman est paru une première fois aux éditions France Loisirs sous le titre L'héritière de Chirunga.


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