Bienvenue sur ce blog consacré à mes lectures.
Vous pouvez retrouver la liste de tous les livres présentés ICI
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Qui se souvient aujourd’hui de Roscoe Arbuckle qui fut pourtant en son temps
"plus-célèbre-que-Chaplin” ? Après avoir fait très tôt ses premiers pas dans le musik-hall, son physique (qui lui vaudra le surnom de "Fatty") et son talent comique lui ouvrent les
portes du cinéma muet. Il connaît la gloire et la fortune, travaille avec Chaplin ou Keaton (qui resteront deux amis proches, même dans la tourmente). Mais au faîte de sa carrière il est accusé
du viol et du meurtre d'une jeune actrice, Virginia Rappe, et devient une cible de choix pour l'amérique puritaine.
En ce début de XXème siècle, le cinéma n'est encore qu'un genre mineur et méprisé, Hollywood n'en est qu'à ses
débuts, et en toile de fond de l'histoire de Fatty, c'est vraiment une époque passionnante qui se
dessine au fil des pages! Dans cette (auto)biographie romancée, Jerry Stahl se glisse dans la peau de
Roscoe, raconte son enfance terrible, entre une mère malade et un père alcoolique et violent. Malgré
le succès, "Fatty" gardera une image de lui-même désastreuse, héritée de cette époque, et toute sa vie
il n’aura de cesse de se détruire, se noyant dans l’alcool et les drogues. La deuxième partie du livre est déchirante : Eternel petit garçon terrorisé par son père, Roscoe voit dans le
public qui le conspue après l’avoir adulé un juste retour des choses, et retrouve presque avec soulagement l’écho familier de la haine que lui portait son père. Entre biographie et roman noir,
"Moi, Fatty" retrace à la fois les balbutiements de l’industrie du spectacle et un destin fascinant, celui du premier acteur dévoré par la machine hollywoodienne.

Une rafale de tags s’est abattue sur la blogosphère ces derniers jours et je n’y échappe pas, c’est Sophie qui m’a taguée…
Préciser le règlement sur son blog
Mentionner six choses sans importance sur soi
Taguer six autres personnes en mettant leur lien
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif
2. Je confonds ma droite et ma gauche.
4. J’ai toujours été accro à la radio, après avoir écouté France Inter pendant longtemps, j’écoute maintenant Europe 1 pas loin de 12h par jour .
5. Je déteste les gens qui se touchent les pieds.
6. Je fais des listes. Tout le temps. Sur papier, sous Word ou sous Excel. Des listes de livres lus ou à lire, à emprunter ou à acheter, de poches ou de brochés, de romans jeunesse ou de polars. Mais aussi des listes de DVD vus ou à voir, des listes de courses ou de recettes, des listes de trucs à faire (que je ne fais jamais d’ailleurs, c’est juste pour le plaisir de la liste).
Difficile de passer le relais à 6 personnes, presque tout le monde y est passé... Si ça vous tente, servez vous
:)
Les bienveillantes de Jonathan Littell
Je ne l'ai pas lu mais je vous invite à lire des avis de Thom, de Gambadou, et d'Anne-Sophie
Les autres sorties:
Train de nuit pour Lisbonne
Marilyn dernières séances
Perla
Ecoute ma voix
L'enfant de Noé
La neuvième vie de Louis Drax
Sa passion
Au secours, il veut m'épouser!
Corpus Christine
Deuils de miel
Utu
La vie aux aguets
A la vitesse de la lumière
L'art de la joie
Ainsi rêvent les femmes
Comment se dire adieu
L'amour est une chose étrange
Ma vie pour la tienne
Cours ma jolie
Hier j'ai donc reçu un ravissant colis contenant un livre, L'elfe de la rose de Hans Christian Handersen, une tablette de chocolat sexyyyyy au gingembre (c'est délicieusement épicé, j'adore!) et une très jolie carte, aussitôt adoptée comme marque-page.
Merci Fashion!

Née en Afghanistan à la fin des années 50, Mariam est une harami, une fille illégitime. Elle vit avec sa mère dans une petite
maison isolée et voue un amour sans bornes à son père qui lui rend visite une fois par semaine. Mais à 15 ans son univers s’écroule, et elle se retrouve mariée à un veuf originaire de
Kaboul.
Bien des années plus tard, la nuit du coup d’état de 1978, Laïla naît dans la capitale afghane. Elle grandit sous le régime communiste, entre un père très cultivé qui a perdu son poste de
professeur, et une mère dépressive qui ne se remet pas de l’absence de ses deux fils, partis combattre aux côtés du commandant Massoud. Les destins tragiques de Mariam et de Laïla vont
bientôt se croiser dans Kaboul, la ville aux "mille soleils splendides".
C’est la tragédie d’un peuple terrorisé pendant près de 30 ans que Hosseini raconte d’abord ici : L’instauration du régime communiste à
la fin des années 70, la victoire des moudjahidin et leurs querelles intestines, la prise de pouvoir des talibans puis l’intervention américaine ont maintenu l’Afghanistan à feu et à sang
pendant plusieurs décennies. Au milieu de ce chaos, on s’attache aux pas de deux femmes, victimes non seulement de ces guerres incessantes mais aussi des hommes, dans un pays où la condition
féminine est désastreuse (Voir notamment l’extrait ci-dessous, qui correspond à l'arrivée des talibans). Certains reprocheront à Khaled Hosseini de reprendre la recette qui a fait le succès
de son précédent roman, ici encore il s’agit d’une histoire d’amitié, de fraternité qui prend racine dans un pays dévasté. Mais cela n’en reste pas moins un roman bouleversant, qui m’a pris à
la gorge du début à la fin… Si vous avez aimé Les cerfs volants de Kaboul , vous adorerez Mille soleils
splendides !
2007 Belfond, 405 pages, 21€ (Traduction de Valérie Bourgeois)
Merci à Babelio qui m'a envoyé ce livre dans le cadre de l'opération masse critique.
Extrait (p. 271):
"Notre watan s’appelle désormais l’Emirat islamique d’Afghanistan. Voici les lois que nous allons faire appliquer et auxquelles vous obéirez :
Tous les citoyens doivent prier cinq fois par jour. Quiconque sera surpris à faire autre
chose au moment de la prière sera battu.
Tous les hommes doivent se laisser pousser la barbe. La longueur correcte est d’au moins un poing en dessous du menton. Quiconque refusera de respecter cette règle sera
battu.
Tous les garçons doivent porter un ruban – noir pour ceux scolarisés en primaire, et blanc pour ceux des classes supérieures – ainsi que des habits islamiques. Les cols de
chemise seront boutonnés.
Il est interdit de chanter.
Il est interdit de danser.
Il est interdit de parier et de jouer aux cartes, aux échecs et aux cerfs-volants.
Il est interdit d’écrire des livres, de regarder des films et de peindre des tableaux.
Quiconque gardera des perruches chez soi sera battu et ses oiseaux tués.
Quiconque se rendra coupable de vol aura la main coupée. Et s’il recommence, il aura le pied coupé.
Il est interdit à tout non-musulman de pratiquer son culte en un lieu où il pourrait être vu par des musulmans, au risque d’être battu et emprisonné. Quiconque sera surpris
à essayer de convertir un musulman à sa religion sera exécuté.
Vous ne quitterez plus votre maison. Il est inconvenant pour une femme de se promener dehors
sans but précis. Pour sortir, vous devrez être accompagnée par un mahram, un homme de votre famille. Si vous êtes surprise seule dans la rue, vous serez battue et renvoyée chez
vous.
En aucun cas vous ne dévoilerez votre visage. Vous porterez une burqa à l’extérieur de votre maison. Sinon, vous serez sévèrement battue.
Il vous est interdit de vous maquiller.
Il est interdit d’arborer des bijoux.
Vous ne vous afficherez pas avec des vêtements aguichants.
Vous ne parlerez que lorsque l’on vous adressera la parole.
Vous ne regarderez aucun homme droit dans les yeux.
Vous ne rirez pas en public. Sinon vous serez battue.
Vous ne vous vernirez pas les ongles. Sinon vous serez amputée d’un doigt.
Il vous est interdit d’aller à l’école. Toutes les écoles pour filles seront fermées.
Il vous est interdit de travailler.
Si vous êtes reconnue coupable d’adultère, vous serez lapidée. "



