Jean-Paul travaille
sans beaucoup d'enthousiasme dans l'entreprise familiale de jouets en bois. Etouffé par une mère envahissante et le souvenir vivace d'un père disparu, c'est un garçon timide et docile, désireux
de plaire à tout le monde. Quand la pression devient trop forte, il part pourtant sans prévenir personne et embarque pour une croisière dédiée aux célibataires.
Dans le Paris des années 30, deux petites bonnes, Blanche et Agathe sont des sœurs très différentes: Agathe, joyeuse et délurée, passe ses soirées à
danser dans les guinguettes, alors que Blanche, prude et réservée, attend sagement son retour. Quand Agathe est assassinée, Blanche est persuadée que le coupable est le tueur en série que les
journaux ont surnommé "le boucher des guinguettes". Elle remonte sa piste jusqu’au Pompadour, une maison close fréquentée par la haute société.
pensionnat de jeunes filles, avec ses amitiés et ses rivalités, ses fortes têtes et ses souffre-douleurs. C’est dans cette ambiance à la fois sombre et légère que se
retrouve notre délicieuse Blanche, personnage plein de panache, petit bout de femme au cœur d’or qui ne se laisse pas pour autant marcher sur les pieds, et qui saura conserver ses valeurs dans un
monde qui n’en a pas beaucoup. Ajoutez le dessin fin et élégant de Kerascoët (un pseudo qui cache en fait un duo de dessinateurs, Marie
Pommepuy et Sébastien Cosset) et une enquête rondement menée, et vous aurez une BD chaudement conseillée !
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Tome 1: |
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Tome 2: |
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Cette B.D en deux tomes s'ouvre sur la naissance de trois petites filles: Leïla naît dans un pays du Maghreb, son père travaille en France où sa famille le rejoindra quelques années plus tard. La mère de Chloé, elle, accouche seule dans une maternité parisienne, son compagnon l'a quittée. Quant à Agnès, elle naît dans une famille aisée, mais sa mère se désintéresse d'elle dès sa naissance, et la confie très vite à une nounou... 5 ans, 6 ans, 9 ans, 12 ans, 15 ans, on retrouve Chloé, Leïla et Agnès, devenues amies, à des moments clés de leurs vies.
Issues de milieux sociaux très différents, chacune avec une histoire familiale particulière, ces trois
petites filles construisent au fil des années une amitié riche de leurs différences. Il y a des rires, des larmes, des confidences, de la jalousie aussi parfois, de la complicité toujours. J'ai
vraiment beaucoup aimé le premier volume qui rend à merveille la fragilité de l'enfance, et la tendresse d'un univers presque exclusivement féminin, ici les hommes, les pères, ne font que
passer. Au fil des pages on voit grandir ces trois poulettes, chacune avec ses espoirs, ses rêves (Chloé veut devenir danseuse) et ses tempêtes: Leïla perdra sa mère très jeune, tandis
qu'Agnès tente désespérément de gagner l'affection de la sienne. L'histoire est
classique, assez prévisible même, ce qui n'empêche pas les personnages d'être vraiment très attachants.
J'ai été en revanche un peu déçue par le deuxième volume, tant par le dessin, qui se fait plus dur, que par
le scénario: Les trois amies abordent les rivages difficiles de l'adolescence, il y a la puberté, les premiers amoureux, l'éveil à la sexualité, les révoltes aussi. Mais il est bien difficile
de rendre compte de la richesse et de la complexité de l'adolescence, et à trop vouloir aborder ce thème sous tous ses angles, j'ai trouvé que l'histoire s'éparpillait et perdait un peu de son
intérêt, c'est dommage. Malgré un deuxième volume un peu en dessous, Oh les filles reste quand même une jolie B.D
sur l'amitié entre filles.
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